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Hôpital Paul-Brousse

Présentation

Situé à Villejuif (94), l’hôpital Paul-Brousse assure une prise en charge des pathologies hépatobiliaires (1er centre national de transplantation hépatique) et des maladies liées au grand âge. Il propose également une offre de soins spécialisée en addictologie, en psychiatrie ainsi qu’en hématologie clinique et en oncologie médicale.

  • 701 lits
  • 55 places

 

Les jardins de Paul-Brousse

 

Réputés pour leur quiétude et les nombreuses variétés botaniques qu’ils recèlent, les jardins de l’hôpital Paul-Brousse sont très appréciés des patients et sont un endroit de calme et de repos agréable.

 

Un peu d’histoire…

Le 12 décembre 1913, le président Raymond Poincaré inaugure l’hospice Paul-Brousse. L’hospice départemental se destine alors à l’accueil de vieillards, d’infirmes et d’incurables.

Médecin chef de l’hospice, le professeur Gustave Roussy y développe une activité importante dans le domaine du cancer. En 1919, il ouvre la première consultation de médecine oncologique en France, accessible aux patients externes. En mars 1942, le groupe hospitalier Paul-Brousse est constitué, par la réunion de l’hospice et de deux autres structures : l’institut du cancer Gustave-Roussy et la maison de retraite Emile-Deslandes. L’année 1962 marque un tournant, avec le rattachement de l’hôpital à l’Assistance Publique, l’Institut Gustave-Roussy devenant un Centre anti-cancéreux autonome.

L’activité médicale de l’hôpital Paul-Brousse se caractérise alors par sa dualité. Outre ses services de médecine, de chirurgie, de cancérologie et de psychiatrie, dans certains domaines de spécialités, notamment en matière de transplantations, l’établissement acquiert une réputation nationale, voire internationale. Ainsi :

en 1964, les professeurs Mathé et Schwartzenberg développent la greffe de moelle osseuse ;
– en 1970, une unité de néphrologie est créée
– en 1974, le professeur Henri Bismuth développe la greffe hépathique.

Dans les années 1970-1980, l’établissement fait l’objet d’un vaste programme de modernisation, afin tout d’abord d’améliorer les conditions d’hébergement et de soins des patients hospitalisés en long séjour. Une première USN (Unité de Soins Normalisée), le pavillon Maurice-Deparis, est mise en service en 1978. En 1982, c’est au tour du pavillon Fred-Siguier d’ouvrir, avec une double orientation : cancérologie et hématologie. L’ouverture du pavillon Jacques Delarue, en 1985, signe la disparition des salles communes dans les services de gérontologie.

La décennie 1990 est marquée par la création de la première Unité de Soins Palliatifs à l’AP-HP (1990) à l’initiative des docteurs Sebag Lanoë et Salamagne, ainsi que par la création d’une unité d’infectiologie (1992) et l’ouverture du centre hépato-biliaire (1993).

Début 2000, on assiste à l’ouverture d’un centre d’addictologie et d’un centre d’évaluation gérontologique prenant en charge les patients atteints de troubles de la mémoire et d’Alzheimer.

Le 18 septembre 2009, la 2 500ème Greffe Hépatique est célébrée, en présence du Président de la République Nicolas Sarkozy, de Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports et de Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur.

 

Qui était Paul Brousse ?

(1844-1912)

Paul Brousse est un médecin et homme politique français né le 23 janvier 1844. Il fait des études de médecine à Montpellier tout en s’engageant dans les mouvements socialistes révolutionnaires.

En 1887, Paul Brousse est élu au conseil municipal de Paris, comme représentant du quartier des Épinettes, un des plus pauvres de la capitale. Il est élu vice-président (18881889) puis président de l’assemblée municipale (1905). Il se consacre à la destruction des anciennes fortifications, à la suppression de l’octroi et à la création d’universités populaires. Il  continue de s’intéresser aux problématiques médicales et sociales, notamment à la question de la prise en charge psychiatrique.Il préside la commission du conseil général de la Seine qui supervise l’Assistance Publique. Il est notamment rapporteur du budget des asiles d’aliénés.

Après la fin de son activité élective, Paul Brousse reprend des fonctions médicales. Il est nommé directeur de l’asile d’aliénés de Ville-Évrard en 1911 et décède dans l’exercice de ses fonctions le 1er avril 1912, à l’âge de 68 ans. Le 12 décembre de l’année suivante, le président Raymond Poincaré inaugure l’hospice Paul-Brousse, établissement du département de la Seine dont Paul Brousse avait défendu le projet au Conseil municipal de Paris.